
L’anxiété, tout comme l’angoisse, fait partie intégrante de notre vie ! Il est rare de ne pas rencontrer l’anxiété sur sa route à un moment donné. Anxiété de performance pour certaines personnes, quand il s’agit de devoir faire la preuve et de réussir, anxiété de séparation pour d’autres, quand vient l’heure de la distance physique ou psychique, anxiété sociale quand il s’agit de s’exposer et de donner à voir quelque chose de soi, anxiété phobique devant un sujet particulier ou anxiété tout à fait diffuse sans trop savoir devant quoi… Chacun trouve un objet d’expression pour dire son mal-être.
L’important pour chaque personne est de trouver une manière de se dire et une oreille qui saura entendre l’indicible dans ce premier fil. Etre anxieux n’est pas une « nature » en soi, être anxieux parle d’un rapport bien personnel au monde qui s’est construit pas à pas. Il s’agira en thérapie de revenir sur la composition même du fil, sur la manière dont il a été tissé, sur la machine à tisser, sur les accrocs dans le tissage. Il s’agira de venir réparer les trous, les brèches, les déchirures faites au tissu. La réparation ne signifiant pas la disparition de l’accroc, mais sa reprise et son intégration dans le tissu d’origine.
Etre anxieux, être angoissé : il y a toujours un fondement, un sens à cela. En thérapie, il s’agira de travailler sur le dosage acceptable de cette anxiété ou angoisse pour chaque sujet ; En effet, un excès immobiliserait, accablerait, condamnerait à l’inaction, au repli, à la culpabilité ou encore aux auto-reproches ; un défaut conduirait à une forme de toute-puissance, sous différents visages…
L’anxiété, tout comme l’angoisse ou la culpabilité, se travaillent en thérapie analytique afin de leur donner une juste place, une juste mesure.
Photo de Jackson Simmersur Unsplash






